AVANT-PROPOS

- Le début de cette oeuvre est béni, sa fin est agréée –

Au Nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux

Que la Bénédiction d'Allah se répande sur notre Maître MOUHAMMAD, Son Prophète, sur Sa famille et sur ses compagnons et qu'il leur assure la Paix.

Seigneur! accorde une Issue Heureuse à la Communauté de MOUHAMMAD;
que la Bénédiction Divine et le Salut soient sur lui.

Seigneur! dissipe l'angoisse de la Communauté de MOUHAMMAD;
que la Bénédiction Divine et le Salut soient sur lui.

Seigneur! accorde Clémence à la Communauté de MOUHAMMAD;
que la Bénédiction Divine et le Salut soient sur lui.

Nous implorons Ton Secours, ô Toi Qui secours providentiellement et c'est auprès de Toi que nous cherchons Assistance - il n'y a ni moyen, ni puissance si ce n'est en Allah le Sublime, l'Incommensurable.

Allah nous suffit; quel Bon Garant!

  1. Ahmad, l'indigent spirituel, fils de Habîb dit: je rends grâce au Maître des Créatures, d'une gratitude qui perdure
  2. J'adresse mes prières au plus Compétent Juriste, le Guide, MOUHAMMAD et à tout persévérant
  3. Sachez qu'à présent, je me fixe comme but de versifier l'oeuvre en prose de Al Akdari, le Grand Maître
  4. Afin qu'elle soit plus accessible à quiconque voudrait la mémoriser parmi les jeunes de l'époque contemporaine
  5. Je m'incline très humblement devant tout érudit scrupuleux, spécialisé en grammaire, en prosodie et en lettres
  6. Je sollicite auprès d'Allah, mon Seigneur, pour ce travail, l'agrément, l'assistance, la réussite et la conjonction spirituelle
  7. Et qu'il soit plus pratique pour les adolescents et pour celui qui, des adultes, en éprouve le besoin
  8. Je l'ai intitulé : "LE JOYAU PRECIEUX, DANS LA VERSIFICATION DE LA PROSE DE AL AKDARY LE CHEF"
  9. Le principe de base des devoirs que le Miséricordieux assigne infailliblement à tout individu responsable de ses actes (Mukallaf) est la Foi
  10. Ensuite acquérir une connaissance qui lui permet de s'acquitter convenablement de l'ensemble des obligations individuelles (farâ'idul Cayn) ; sois donc perspicace
  11. Telles que les règles du Jeûne, de la Purification Légale, de la Prière Rituelle Obligatoire, des Prières Surérogatoires, du Pèlerinage et de l'Aumône Légale
  12. Ensuite il lui incombe de prendre garde strictement des limites de la Loi du Maître du Trône, le Très-Haut, le Très-Grand
  13. De respecter Ses Prescriptions et Proscriptions et de se consacrer tout le temps au repentir, en faisant son méa culpa
  14. Pour la Face de son Seigneur - Que Sa Grandeur soit Exaltée! -avant que Son Courroux ne s'abatte sur lui un instant
  15. Et il est parmi les clauses d'un tel repentir, le fait de regretter ses fautes précédentes, quelles qu'elles soient
  16. Et de prendre la résolution, pour le reste de sa vie, de ne jamais , récidiver sur tout ce qui est préjudiciable
  17. Et il doit s'abstenir de pécher, s'il est transgresseur et ce, sans délai
  18. Mais il ne doit jamais retarder le repentir, ni le remettre, il ne doit non plus dire "J'attends,
  19. jusqu'à ce que le Repècheur me mette sur la Bonne Direction"; c'est là un signe d'abandon (de la part d'Allah) (khidhlân)
  20. De damnation et de ternissure du coeur ; je cherche refuge auprès de mon Seigneur contre ces deux malheurs
  21. De même, la réparation de l'ensemble des injustices commises auprès des victimes compte parmi les clauses du repentir, selon l'avis de l'obéissant
  22. Car cela est une Obligation Divine et quiconque y renonce par négligence, a désobéi à son Maître
  23. Et quant aux dommages causés, ils sont de deux sortes le dommage matériel et le dommage moral, en dehors de toute erreur possible
  24. Il doit réparer les dommages matériels des ayants droit, au cas où ces derniers seraient encore trouvables, sans tricheries
  25. Au cas où ils sont introuvables, il devra les rembourser à leurs héritiers, sans hésitation aucune
  26. Mais à défaut de trouver les héritiers, il disposera la redevance en aumône, en leur nom, c'est ainsi que l'a rapporté celui qui est véridique
  27. Puis il doit se décharger du dommage moral qu'il a causé à la personne d'autrui par médisance, offense, ou diffamation tangible
  28. Si la victime est présente; mais si elle est absente, il doit multiplier ses oeuvres pies, afin d'avoir
  29. De quoi acquitter le droit de chacune d'elles (les victimes), en demandant pardon pour ses fautes, espérant la Grâce de son Seigneur
  30. Puis il doit préserver sa langue de l'obscénité, des paroles impudiques et de la polémique
  31. La vraie parole impudique est ce qui, dans ton langage, est susceptible de porter atteinte à ta déférence; sache-le
  32. Il est toléré qu'elle soit intelligible à l'adresse du crétin, s'il ne perçoit pas l'euphémisme qui ferait comprendre
  33. La vraie polémique, pour celui qui est objectif, consiste à nier la vérité après sa mise en évidence
  34. Et à la rejeter par vanité et avec adversité, méprisant d'être rabaissé aux yeux des gens
  35. Ensuite, il ne doit pas ridiculiser ou réprimander un musulman, ou l'injurier pour le confondre
  36. De la même sorte, il ne doit pas l'accabler de crainte, sauf pour une exigence légale; ne viole pas (la Loi)
  37. Par contre, Si c'est par sanction et par correction, cela est légitime, selon l'avis des vaillants modèles
  38. De même, jurer "par la répudiation" (de sa femme) est prohibé - mais cette opinion ne fait guère l'unanimité–
  39. En vertu de l'énoncé qui interdit le serment "par l'affranchissement" et "par La répudiation , dans la source explicite
  40. Celui qui est habitué à le faire, doit subir une peine correctionnelle
  41. Car ne jure, en général, "par la répudiation" ou "par l'affranchissement" que le libertin
  42. Il (le Mukallaf) doit préserver son regard de ce qui est prohibé ; il ne doit pas regarder ce qu'il n'est pas licite de voir
  43. Comme le regard porté sur le musulman et qui le toise, mais non celui dirigé sur le pervers, ou le transgresseur
  44. Mais il est un devoir pour lui (le Mukallaf), d'après la Législation, de manifester à celui-ci une froideur, dans le but de l'aider à se corriger
  45. Il est interdit de porter le regard sur des femmes avec qui on n 'a aucun lien sacré, de même que sur tout ce qui est charmant
  46. De n'importe quelle forme, en vue d'en tirer une jouissance (profane), comme la fraîcheur d'un jeune homme imberbe ; garde-toi de cela!
  47. Dans cette perspective, il est interdit de jeter sur quelqu'un un regard de dédain, comme celui de menace, ou de réprimande
  48. Celui dont le regard est maléfique "Al `a'in", est toutefois responsable des conséquences du péril qui en découle, selon ce qui est rapporté par le Chef
  49. Mais on met en résidence forcée le sujet réputé pour son maléfice (Al mi`yân), retiens cette information
  50. Il (le Mukallaf) doit préserver ses membres le ventre, la langue, le sexe, les jambes, les yeux et les mains
  51. Leur septième est constitué par les oreilles; celui qui les préserve de la désobéissance, réalise entièrement son objectif
  52. Car chacune de ces sept parties - ô mon ami ! - fait face à une des portes de la Géhenne, selon la référence immuable
  53. Quiconque les sauvegarde, n'entrera par aucune de ces portes, d'après ce qui est rapporté
  54. Celui des membres par lequel tu désobéis, c'est par la porte infernale correspondante que tu entreras dans la vie future
  55. Puis, (le Mukallaf doit) aimer un sujet par respect à Allah à Qui appartiennent les êtres et ne doit le haïr que pour La Face d'Allah et non pour un avantage matériel
  56. Aime le croyant pour sa foi, puis déteste le mécréant pour son infidélité
  57. Même Si celui-là (le croyant) t'offense et que celui-ci (le mécréant) te comble de richesses suffisantes
  58. Il (le Mukallaf) doit recommander la Droiture et interdire le contraire, dans un but purement salutaire
  59. Mais l'application de ce devoir requiert trois préalables mentionnés dans le commentaire de notre Maître, lui qui cerne la branche
  60. Je veux dire dans le domaine de ce qui est permis et de ce qui est obligatoire ; retiens donc le nombre (de ces préalables) dans l'ordre respectif
  61. A savoir: il doit (d'abord) connaître ce qui est détestable, (ensuite) ne point entraîner vers le pire
  62. (Enfin), celui qui commande doit être à même de venir à bout du mal qu'il veut enrayer et ce, incontestablement
  63. Il est stipulé comme préalables aussi, qu’il doit recevoir la permission de l'autorité religieuse et faire preuve de probité morale, sans artifice
  64. D'aucuns disent que ces deux-ci ne sont guère deux autres préalables requis pour ordonner (la Droiture) ; cesse de conjecturer
  65. Il est en outre tel que le principe du blâme doit être fondé sur la flagrance de l'acte, en dehors de toute forme d'investigation délibérée
  66. Et de toute écoute sournoise, non plus en humant une odeur (par présomption), comme agirait un hypocrite
  67. Il n’est non plus pas permis de fouiner, pour découvrir ce que l'individu voile dans ses habits, ou dissimule dans sa boutique, certes
  68. Ou ce qu’il cache dans ses mains, ou dans l'enceinte de sa demeure ; en vérité, chacune de ces investigations est illicite, on l'interdit donc
  69. Sache qu'entre le fait de prescrire et celui d'interdire, il apparaît une corrélation, discerne-la!
  70. Quiconque interdit une chose dans un cas concret, en ordonne simultanément le contraire
  71. Il lui (le Mukallaf) est défendu d'être orgueilleux, de faire preuve d'ostentation, de mentir et de calomnier, sache-le bien
  72. le vrai sens de l'orgueil Kibr écrit avec la voyelle brève "i" sous la lettre "kâf' et l'apocope "sukûn" sur la lettre "bâ" est, sans divergence, le suivant
  73. Dis : c'est le fait d'être imbu de soi-même, de déguiser la vérité, de se prendre pour quelqu'un d'important et de sous-estimer les autres créatures
  74. Le vrai sens de l'ostentation (Riyâ), aux yeux des érudits les plus compétents, c'est d'accomplir un acte de dévotion, en ayant pour but les créatures
  75. Et elle est (l'ostentation), selon le point de vue de notre Guide Al Ghazâli, le fait de multiplier les pratiques religieuses et de déployer les bonnes qualités
  76. Afin d'obtenir, dans le coeur des gens, une marque d'estime admirable, à travers son dessein
  77. Le vrai sens du mensonge (Kidhb), c'est le fait de rapporter ce qui, en fait, n'est pas conforme à la réalité, c'est cela l'avis des savants
  78. Il (le mensonge) est un vice grave, qui attire, s'il est manifeste, la Malédiction du Maître de la Grandeur, selon ce qui est rapporté
  79. Car il n'est d'individu qui commette un mensonge, sans que celui-ci ne sorte de sa bouche et s'élève au ciel
  80. Pour aboutir au TRÔNE DIVIN (Arsh), qui est le PALAIS SUPREME et déclarer : "je suis le mensonge d'un tel..."
  81. Puisse Allah le maudire!"; et Le Roi - Exalté soit-Il! - de le maudire en ce Lieu, de connivence avec tous les anges
  82. En outre, les anges lui mentionnent l'équivalent numérique de la lettre "ayn', soit soixante dix péchés et ce, sans faille
  83. Chacun de ces péchés est aussi monumental que la Montagne de OHOD , d'après notre Directeur Spirituel, qui est le Patron
  84. Mais il y'a certains Jurisconsultes qui divisent le mensonge en cinq catégories
  85. Celui qui les a résumées dans une suite de six vers, magnifiquement bien agencés, dit que
  86. Le mensonge revêt cinq aspects, dont un de louable et un autre d'obligatoire
  87. Le louable est relatif à la guerre et à terroriser l'ennemi infidèle, en l'abusant par la fausse nouvelle
  88. L'obligatoire est relatif à la délivrance du bien d'un croyant, ou de soimême et surtout à la défense du sang (d'un musulman ou de soi-même)
  89. Quant au licite, mon ami, il est relatif à la réconciliation des gens, il n y a aucun mal en cela
  90. Le mensonge blâmable est relatif à la conjointe à qui on ment pour la rassurer ou à son fils, par affection
  91. Le mensonge qui est illicite est celui qui ne comporte aucune utilité jurisprudentielle connue
  92. Certains soutiennent que toutes les catégories de mensonges sont mauvaises et une telle opinion est le jugement authentique de notre Ecole juridique
  93. Quant au vocable "Namîma", selon le réfléchi, il signifie : rapporter les paroles recueillies auprès de leur auteur
  94. Dans le but de nuire ; en effet, une telle pratique est pire que la médisance, comme l'ont expliqué les Maîtres Spirituels
  95. Car cet acte (Namîma) suscite la division, la haine entre les hommes et le malheur
  96. Un tel vice est, aux yeux des Maîtres Spirituels, un venin mortel, dont on conjure le péril en se détournant de lui ; soyez donc intelligents
  97. Puis la fatuité, la médisance, la haine, la jalousie et l'amour de la célébrité sont interdits par l'Absolu
  98. Le sens véritable de la fatuité (ujb), écrit avec la voyelle brève "u" sur le "ayn" et avec l'apocope (sukûn) sur le "jîm" (exempt de voyelle), sans faille
  99. Est d'avoir une vive inclination envers soi-même et de se magnifier, oubliant Le Maître Absolu du Genre Humain
  100. Son remède est de savoir que toute oeuvre, quelle qu'elle soit, est du ressort du Souverain Suprême de la Créature, Le Trés-Grand, Le Très-Haut
  101. Et que tu ne cesses de faillir envers Lui et n'as jamais acquitté l'équivalent d'un naqîr
  102. Sur ce qui t'incombe auprès du Très-Haut, tu n'as même pas accompli l'équivalent d'un atome ou celui d'un Fatîl
  103. Et qu'aussi, celui qui se fonde sur autre chose qu'Allah, sera abandonné par celle-ci et humilié au Jour de l'Angoisse
  104. Et elle (ton action) est susceptible de ne pas être agréée, à cause des imperfections qui l'entachent, réfléchis
  105. Très souvent, des pratiques religieuses abondantes se trouvent annulées d'un coup, à la moindre évocation de celui qui les a accomplies
  106. Il n'est pas convenable qu'un esclave d'Allah vante le mérite de l'adoration qu'il voue à son Seigneur, le Détenteur des Faveurs
  107. Le vrai sens donné à la médisance (Ghîba), sans objection, consiste à émettre des propos sur quelqu'un, en son absence
  108. Ou sur quelque chose le concernant, dont il serait désolé en l'apprenant, sache-le!
  109. Mais Si tu l'accuses de quelque chose qui ne s'accorde pas à sa nature, on dit que tu diffames (Buhtân)
  110. Il est également interdit d’en faire autant de sa présence, car cela aggrave l’inconduite et le péril
  111. Celui qui défend le contraire de cela ne fait que conjecturer, il est abusé par son entendement et ne comprend rien du tout
  112. Il te suffit en cela, dans le Coran, son assimilation (la médisance) au cadavre humain
  113. Le Meilleur des Prophètes enjoignit avec insistance à l'Elue des femmes de vomir
  114. Lorsqu'une femme lui parvint et qu'elle dit : "qu'elle est longue, la frange (de l'habit) de celle-ci!"; elle vomit
  115. Et rejeta un grumeau de chair et le Prophète - qu'Allah lui accorde Son Salut aussi longtemps qu'il portera les Titres de Noblesse - de jurer que
  116. Si jamais ce grumeau était digéré, c'est inévitablement à la Géhenne qu'elle irait à sa mort
  117. Et point elle ne jouira, en ce moment, auprès du Majestueux, de son lien (conjugal) avec le Prophète
  118. Médire d'un musulman est, selon les propos de celui qui comprend, pire pour toi que la consommation du cadavre d'un âne
  119. L'anecdote du lapidé et des deux hommes te suffit comme avertissement, en toute franchise
  120. L'histoire commença lorsque l'Envoyé d'Allah - sur lui le plus Pur Salut d'Allah
  121. S'en allait un jour et qu'un individu survint et lui dit : "Je suis perdu, ô Meilleur des Envoyés!
  122. Le Prophète lui demanda pourquoi, l'homme répondit : "j'ai délibérément forniqué, après avoir consommé régulièrement le mariage"
  123. Il lui ordonna d'appeler les gens à l'effet de sa lapidation ; il les réunit, encourut la peine, jusqu’à ce que mort s'ensuivît
  124. A la suite de cela, deux personnes marchant derrière le Prophète se mirent à médire de l'homme lapidé
  125. A la hauteur de la charogne d'un âne, le Prophète s'arrêta et dit : "vous deux, mangez la charogne que voici!" et Il jura:
  126. "Pour ma part, je le vois (le lapidé) traîner ses habits sur les partères du Paradis"; et les deux hommes furent aussitôt confondus
  127. Quant à la haine (bughd), elle est, pour l'élite, le fait de haïr un musulman sans aucun motif
  128. Le justifiant dans le Code de vie (Sharî-a) apporté par l'Elu, qu'Allah lui accorde Son Salut et l'honore
  129. Sentir une précellence sur autrui, la fornication, la raillerie, la plaisanterie, quels vices graves
  130. Quiconque considère sa précellence sur les chiens, un chien est sans doute au-dessus de lui
  131. Car l'origine de tout être humain est ADAM, et ce dernier est formé à partir du limon de la terre; sachez-le!
  132. Tu n'as aucune précellence, mon frère, sur quelqu'un, ne sachant pas le sort qui t'attend dans l'Au-Delà
  133. Faire semblant de témoigner de la considération à quelqu'un par ironie, est ce qui, selon les savants, est appelé raillerie (Sukhriyya)
  134. Le vrai sens donné au vocable "`Abath" se rapporte à toute forme d'amusement condamnée par la Coutume du Prophète
  135. Mais il y'a un jeu qui est licite, un autre considéré comme blâmable et celui qui est méritoire
  136. Le licite consiste à plaisanter avec un ami, en toute loyauté et non pour autre chose, d’après ce qui est confirmé
  137. Le blâmable est la plaisanterie exagérée et excessive, car elle ruine les instants d'une vie
  138. Le méritoire est la plaisanterie avec ta conjointe et ton jeune enfant; abandone les mauvaises pratiques!
  139. Il est permis de se divertir au tir à l'arc, d'entraîner son chien et de s'exercer à l'équitation; tiens-toi à la source de référence
  140. Jeter un regard lascif sur les femmes avec qui on n'a aucun lien licite de mariage, ou jouir de leur manière de parler, abandonne aussi bien l'un que l'autre!
  141. User du bien des autres sans leur consentement est, selon les Docteurs de la Loi, une pratique interdite
  142. C'est également une forme d'usurpation que d’arriver à l'improviste pour partager un repas auquel on t'invite par excès de civilités
  143. Il est formellement interdit, selon le sage, de faire le "Hamz" et le "Lamz" d'après l'arrêt prohibitif
  144. Le "Hamz" est la calomnie par un clignement allusif d'yeux et le "Lamz", par un signe de la langue ; distingue-les, toi le réfléchi!
  145. Profiter (illicitement) de la religion, intercéder (une cause) par intérêt ainsi que retarder l'accomplissement d'un acte de dévotion (sont aussi prohibés)
  146. Les pires des créatures sont celles qui font fortune par le prétexte de la religion et qui vivent délibérément de cela
  147. Leurs ventres seront, dans la vie future, gigantesques comme des châteaux et des immeubles, sans légende
  148. Des scorpions et des serpents y marcheront, les torturant sans qu'ils ne meurent
  149. S'ils lâchent du gaz, l'odeur fétide provenant de leur ventre, nuit à tout pensionnaire de l'Enfer
  150. Il (le Mukallaf) ne doit pas s’accompagner d'un crapuleux, ou avoir des rapports avec lui, sauf en cas de force majeure manifeste
  151. Car celui qui partage avec eux (les crapuleux) leur bien-être Ici-Bas sera associé à leur malheur dans l'Au-Delà
  152. Evitez donc de fréquenter ces gens, car le fait d'entretenir avec eux des relations est la pire des choses
  153. Mais faire preuve de diplomatie envers eux est une chose méritoire, comme il est stipulé dans les Traditions Authentiques
  154. Les limites de ce doigté consistent à transiger avec eux sans tomber dans l'interdit formel, le blâmable, ou - dis-le ! - le prohibé
  155. Mais n'est habilité à le faire que celui dont le grade de Docteur est parfait, qui est intègre et qui ne triche pas
  156. Mais il ne convient pas au savant déloyal de faire des compromis avec eux, au même titre qu'à l'ignorant, sois perspicace
  157. Il (le Mukallaf) n'a pas à chercher l'agrément des créatures d'une manière qui déplaise au Majestueux, le Créateur de l'Univers
  158. C'est auprès d'Allah et de Son Envoyé qu'il est bien plus méritoire de chercher l'Agrément, pour tous les croyants du monde
  159. On note dans les propos de Ahmad l'Influent - sur lui la Paix et le Salut; à tout moment
  160. De son Mandant, sur sa famille, sur ses compagnons et sur tous ceux qui lui prêtent foi, constituant sa faction–
  161. La sentence suivante : "on ne collabore pas avec une créature dans la désobéissance au Créateur" ; honore donc le pacte de fidélité conclu avec Lui
  162. Quant à moi, je dis que celui qui cherche l'agrément des créatures en provoquant le Courroux d'Allah, est un sot qui somnole
  163. Et jamais l'agrément des créatures ne te profitera, Si tu n'obtiens pas l'Agrément de ton Seigneur; donc évite celui-là au profit de celui-ci!
  164. La désobéissance à quelqu'un ne te porte aucun préjudice, Si tu obtiens l'Agrément de ton Seigneur
  165. L'accomplissement d'un acte quel qu'il soit, sans connaître au préalable les Prescriptions que le Maître Des Cieux en a établies
  166. Fait partie de ce qui est défendu à toute personne responsable de ses actes (Mukallaf); il faut t’instruire d’abord avant d’adorer
  167. Il est dit dans le Coran: "Interroge les gens du savoir"; bonheur à celui qui se préoccupe du savoir et qui fait preuve de discernement
  168. Celui qui s'engage à adorer Le Majestueux, sans d'abord chercher à s'instruire est un sot qui ne raisonne pas
  169. Celui qui étudie la science religieuse, sans le faire auprès d'un Maître attitré, celui-là est dans l'erreur
  170. Persévérez dans la quête du savoir - ô mes frères! - et dans l'obéissance au Seigneur, sans perdre de temps
  171. Celui qui délaisse la science religieuse et le culte rendu à Allah, en pâtira sûrement à sa mort
  172. L'adorateur doit suivre l'exemple de ceux qui appliquent scrupuleusement la Tradition de l'Envoyé, le Plus Louangé (Ahmad), l'Intègre (Al Amîn)
  173. Notre Intercesseur - que la Bénédiction et le Salut d'Allah lui soient accordés et à tous ceux qui le suivent–
  174. Ceux-là qui ordonnent l'adoration du Clément et mettent en garde contre l'obéissance à Satan
  175. Détournez-vous des tendances de l'âme charnelle, des innovations blâmables et préoccupez-vous à tout moment de suivre la Tradition Sacrée du Prophète (Sunna)
  176. Car tous les Bienfaits sont réunis dans le fait de suivre la Tradition Prophétique et tous les préjudices, dans l'attachement aux innovations blâmables
  177. Consacrez-vous toujours à dominer votre âme charnelle, à lutter contre Satan et à la quête de Droiture
  178. Refusez pour vos personnes, vous qui êtes sensés, tout ce qui est agréable aux faillis, les gros perdants
  179. Ceux-là qui ont épuisé leur vie dans la transgression et qui sont dépourvus d'Intercesseur en leur faveur
  180. Combien étonnants je trouve leurs pleurs et leurs remords au Jour de la Résurrection, ainsi que leur blâme
  181. La définition de la faillite (Taflîs), aux yeux de celui qui discerne, c'est le fait qu'un individu se présente Demain avec des oeuvres pies
  182. Tels l'accomplissement du Jeûne, la Consolidation des liens entre parents, la Prière, le Grand et le Petit Pèlerinages et l'Aumône Légale
  183. Mais ayant parallèlement calomnié celui-ci, détourné les biens de celuilà et sacrifié une vie ailleurs
  184. Ainsi on payera à l'aide de ses bonnes actions ceux qui ont été victimes des fautes qu'il a commises
  185. Et en fin de compte, il finit par perdre tout et devient indigent. Et malgré cela, il n'est pas affranchi des fautes, alors on enlève aux victimes
  186. Des péchés qu'ils avaient commis Ici-Bas et les majore à l'actif de ses délits
  187. Ainsi, il se retrouve avec un lourd fardeau et n'aura après qu'on l'eût dépouillé, même plus l'équivalent d'un Fatîl (ce qui est dans le creux du noyau de datte)
  188. Et après un tel jugement, on le conduit aussitôt au châtiment de l'Enfer
  189. C'est ainsi que nous l'avons tenu du Chef, puisse Allah nous préserver de la faillite
  190. Nous sollicitons auprès du Clément, notre Seigneur, le Majestueux - j'exalte Sa Sainteté - la faveur d’être conformes à la Coutume Sacrée de l'Envoyé
  191. MOUHAMMAD, notre Bien-Aimé, notre Maître, notre Intercesseur, notre Espoir, notre Prophète
  192. Sur lui la Bénédiction et le Salut sans fin du Maître des Cieux et sur quiconque est bien guidé par sa Grâce

PREMIERE PARTIE

I. LA PURIFICATION

  1. La Purification consiste en: la Purification dite de "Hadath" - sans divergence - et celle dite de "Khabath"
  2. Chacune d'elles se réalise par une eau pure, rituellement purifiante, selon l'Avis du Sagace
  3. Il s'agit d'une eau non altérée, je veux dire, ni dans sa saveur, ni dans son odeur, ni dans sa couleur
  4. Par une substance étrangère, comme celle de nature onctueuse, lipidique, ou comme l'arsenic; certes, oui
  5. Et comme la saleté, l'huile, le savon, le beurre, dis aussi comme toute autre forme d'impureté, mais non la vase
  6. Les lentilles d'eau, les sols halogènes, les particules limoneuses, la mousse verte, sans aucun doute

La suppression de la souillure et ce qui s'y rapporte

  1. Au cas où une souillure se révèle quelque part, l'endroit entaché doit être purifié, en signe d'obéissance, avec de l'eau rituellement pure
  2. Mais le vêtement doit être purifié totalement, si tu ne peux pas repérer exactement la partie souillée, ô bonhomme!
  3. L'aspersion d'eau lustrale est obligatoire, si tu doutes d'être atteint d'une souillure, examine donc!
  4. Mais l'aspersion d'eau lustrale n'incombe pas à celui qui doute de la pureté des substances qui l'affectent, sache-le!
  5. L'orant qui se souvient d'une souillure au milieu de la prière, doit interrompre celle-ci sans ambages
  6. Mais s'il craint de passer outre le délai imparti pour la prière, il ne l'interrompra pas alors
  7. Quiconque accomplit une prière avec une souillure par oubli et qui, après le salut final, s'en souvient
  8. Celui-là répétera sa prière si et seulement si il est encore dans le délai imparti pour celle-ci, conformément au consensus des prédécesseurs (les savants)

Les règles de l'ablution rituelle (wudû')

  1. Le nombre des Actes Obligatoires de l'Ablution est connu, dis qu'ils sont sept, selon l'avis du chef Al Akhdari
  2. Formuler l'intention, laver le visage, laver les avant-bras jusqu'aux coudes, humecter la tête par madéfaction, sois juste
  3. Laver les pieds jusqu'aux chevilles, enchaîner sans interruption (les actes) et frotter sans complaisance

Les actes traditionnels de l'ablution

  1. Ensuite ses Obligations Traditionnelles sont au nombre de huit, à savoir: se laver es mains jusqu'aux poignets ; retiens cela
  2. Même Si au début de l'exécution tes mains étaient bien propres, réfère-toi à celui qui a assimilé les sciences
  3. Rince-toi la bouche, de même renifle l'eau, rejette-la hors des narines, repasse les mains sur ta tête lors de la madéfaction, de l'arrière vers l'avant et compte en même temps l'essuyage des oreilles
  4. Renouvelle l'eau d'humectage avant de nettoyer les oreilles, respecte la suite établie dans l'exécution des Obligations et tu seras quitte avec la Tradition
  5. Celui qui omet une partie (de son corps) dont le lavage est obligatoire, la Législation à ce sujet comporte deux règles; assimile-les
  6. S'il s'en souvient peu après, il doit laver cette partie et poursuivre avec les rites qui lui succèdent respectivement
  7. S'il ne s'en souvient qu'après un long espace de temps, il doit laver le membre oublié en formulant l'intention, sois courageux
  8. Mais il lui incombe de refaire la prière qu'il a effectuée auparavant, par défaut de pureté
  9. Si tu omets une Obligation Traditionnelle (dans l'Ablution) - ô toi homme ! - tu t'acquittes de celle-ci pour les pratiques ultérieures
  10. Et tu ne refais pas la prière déjà accomplie, car une telle omission ne peut pas annuler sa validité
  11. Si tu omets, par inadvertance, sur le corps une échappée lors de l'Ablution, tu formules l'intention et ablues celle-ci strictement, à l'instant
  12. Ensuite, il t'incombe de refaire tes prières accomplies avant le lavage de cet endroit, qui est impératif
  13. Si tu te souviens d'un Acte Traditionnel omis, en entamant le lavage du visage, à l'exemple du reniflement de l'eau, tu ne reprends pas celui-ci
  14. Avant d'avoir terminé tes Ablutions, mais en tout cas - ô toi homme ! - au sujet de cela, il y'a une divergence des savants qui prévaut

Les actes méritoires de l'ablution

  1. Quant aux Actes Méritoires de l'Ablution, ils sont : l'Invocation du Nom d'Allah (Tasmiya) au début, le frottement des dents, éloigne-toi de 1a transgression
  2. Et compte tout lavage s'ajoutant au premier comme acte d'adoration méritoire
  3. Je veux dire au niveau du visage et des mains, de même que la suite dans l'exécution, sans défaut
  4. Commencer traditionnellement par la partie antérieure la madéfaction de la tête, avec pondération
  5. Modérer (en quantité) l'eau sur les membres à laver, de même laver en premier lieu le membre de droite avant celui de gauche, retiens cela!
  6. Laver les doigts des mains en les entrecroisant est obligatoire, cependant, cela est méritoire au niveau des pieds
  7. Il est obligatoire de frictionner la barbe quand elle est clairsemée et non quand elle est épaisse
  8. J'entends ceci au cours de l'Ablution; quand il s'agit de la Lotion Générale (Ghusl), il est obligatoire de la frictionner dans les deux cas, d'après ce qu'ils ont établi (les érudits)

Les causes de nullité de l'ablution

  1. L'annulation de l'Ablution, selon les érudits, provient des souillures dites "Ahdâth" et des causes "Asbâb" qui occasionnent sa nullité, d'après la source authentique
  2. Les souillures qui l'annulent sont l'urine, la sortie du gaz fétide, la sécrétion prostatique (Madhyu), les selles, de même que l'émission, après la miction, d'un liquide blanc et épais (Wadhyu)
  3. Les causes de nullité sont : l'évanouissement, le sommeil profond, l'ivresse, les convulsions épileptiques; prends garde, ô toi le raisonnable!
  4. Le baiser voluptueux par le nez ou par la bouche fait aussi partie des causes qui annulent l'Ablution, selon les dires du Grand Maître
  5. De même que l'attouchement par une femme de son sexe, à condition qu'elle courbe son doigt à l'intromission, sois conforme à la source
  6. Et le fait de toucher une femme en vue d'en tirer jouissance, ou, sans le vouloir, en tirer quand même jouissance
  7. De même que le toucher par un homme de sa verge - ô toi mon compagnon! - avec la face palmaire de ses doigts, ou avec la paume de sa main
  8. Celui qui est certain d'avoir fait ses Ablutions et qui, après, a des doutes sur leur validité, est obligé de les refaire, selon l'examinateur (des Textes)
  9. A moins qu'il ne soit de caractère perplexe, (souvent) victime d'une perte de mémoire, dans ce cas, il ne lui incombera nullement de les reprendre (les ablutions)
  10. Les gens qui discernent ont rendu obligatoire le lavage de la verge, par suite de l'écoulement du liquide prostatique (Madhyu), à l'exclusion des testicules
  11. La sécrétion prostatique (Madhyu) consiste en un liquide émanant de la jouissance mineure, par le regard lascif ou la pensée voluptueuse

Ce qu'il est interdit de faire sans ablutions

  1. Il n'est pas permis à celui qui ne s'est pas acquitté de ses Ablutions de célébrer la prière et d'effectuer la tournée rituelle autour du Sanctuaire (Ka-ba) de Celui Qui accorde les Dons
  2. Tout comme de toucher à la Sainte Vulgate, ou - dis-le! - au cuir de sa reliure, ni au moyen d'une baguette ou d'une étoffe, ni par un quelconque autre moyen
  3. Mais quant à l'usage d'une partie (du Livre Sacré) pour s’instruire uniquement avec, cela est permis, d'après les savants
  4. L'usage d'une tablette portant des versets du Coran est, comme le Livre (Sacré), interdit à toute personne n'ayant pas fait ses Ablutions, ô toi mon ami!
  5. Mais on l'autorise à l'élève lorsqu'on lui dispense un cours, de même qu'à l'enseignant qui l'encadre
  6. Le toucher de l'enfant en état de souillure est assimilé à celui de la personne âgée, dans l'indécence
  7. Mais le péché est imputé à celui qui lui transmet la Vulgate, donc, ne sois point celui-ci, ô toi qui me sollicites en cela!
  8. Celui qui n'est pas en état de pureté et exécute toujours ses prières, sans excuse valable, celui-là est un crapuleux et ce, en toute évidence
  9. Il ne récoltera de sa lustration pulvérale, au Jour de la Résurrection, rien, sinon le séjour infernal
  10. Qu'Allah nous préserve de la perte et des malices de Satan indéfiniment

Les règles de la purification majeure, ses causes et ce qui s'y rapporte

  1. Il est obligatoire de procéder à la Purification Majeure dans trois sans tergiverser
  2. Je veux dire la souillure majeure (Janâba), les menstrues (Hayd) et les lochies (Nifâs); mais quant à la souillure majeure, on la divise en deux parties
  3. La première est l'émission du liquide séminal chez l'homme, à la suite d'une jouissance habituelle sois donc réfléchi!–
  4. Se produisant au cours du sommeil ou en état de veille dans les rapports sexuels ou autrement, par le sexe ; c'est le consensus
  5. La deuxième est l'introduction du gland dans le vagin, même sans éjaculation, sache-le!
  6. La Purification Majeure n'incombe pas à celui qui, dans un sommeil rêve d'entrer en rapports sexuels sans rien émettre (par le sexe)
  7. Celui qui découvre sur son vêtement une coagulation de sperme, sans savoir le moment de l'entassement
  8. Se purifie et refait ses prières à partir du (dernier) sommeil dans ce vêtement

Les actes obligatoires et les actes traditionnels de la purification majeure

  1. Les Actes Obligatoires sont: l'intention à formuler en commençant, l'enchaînement ininterrompu et le frottement bien marqué
  2. Puis procéder systématiquement au passage des mains sur la totalité du corps, avec de l'eau rituellement pure
  3. Les Actes Traditionnels de la Purification Majeure, comme les Obligatoires, sont également au nombre de quatre, aux yeux du chercheur clairvoyant
  4. C'est se laver les mains jusqu'aux poignets, exactement comme dans les Ablutions, sans faute
  5. Se rincer la bouche avant le reniflement de l'eau et l'essuyage des oreilles, sans divergence
  6. Je veux dire la partie de l'oreille appelée "Çîmakh", écrit avec la voyelle brève "i", en-dessous de la lettre "Çâd"; c'est le conduit auditif visible sur chaque côté de la tête
  7. Et laver les pavillons des oreilles à l'extérieur comme à l'intérieur est jugé nécessaire

Les actes méritoires de la purification majeure

  1. Quant aux Actes Méritoires, retiens leur nombre : c'est prononcer au début le Nom d'Allah (Tasmiya), comme énoncé plus haut; après cela
  2. Commencer par enlever les souillures entachant ton corps, puis te laver la verge et formuler au même moment l'intention de t'acquitter d'une Obligation Divine
  3. Ensuite commencer par les parties indiquées pour l'Ablution, à raison d'un seul lavage par membre, avant de laver la partie supérieure du corps
  4. Ensuite le triple lavage de la tête au cours de la lotion et procéder au lavage des parties situées à droite avant celles de gauche
  5. Considère comme méritoire l'usage d'une quantité d'eau minimale, sans volume déterminé, en lavant les parties du corps
  6. Quiconque laisse une échappée ou un membre dans le lavage du corps, doit aussitôt s'empresser de laver la partie omise, examine cela
  7. A la suite de cela, il refait l'ensemble des prières accomplies avant un tel lavage, car cela est obligatoire
  8. Mais s'il retarde le lavage de la partie omise depuis qu'il s'en est rendu compte, cela cause la nullité de la purification
  9. Cependant il y 'a compensation quand la partie omise correspond à un des membres qui, par la suite, sera lavé dans l’Ablution Rituelle, cet avis est sans divergence

Les proscriptions qui s'ajoutent, en cas de souillure majeure, à celles pour cause de souillure mineure

  1. Il n'est pas permis de pénétrer dans une mosquée, non plus de lire le Saint-Coran, à celui qui est dans un état d'impureté majeure, pas du tout!
  2. Sauf si c'est pour réciter un ou deux versets dans le but d'avoir la protection, sans faute
  3. Tout Docte et tout adorateur d'Allah déconseillent à celui qui est dans l'impossibilité d'user d'une eau froide
  4. D'avoir des rapports sexuels avec sa femme, tant qu'il n'aura pas trouvé le moyen de chauffer l'eau
  5. Mais s'il a subi involontairement une pollution nocturne à travers un rêve, il n'encourt pas après cela le blame

La lustration pulvérale (tayammum)

  1. Le voyageur qui effectue un déplacement dont l'objet n'est pas prohibé a le droit de recourir à la Lustration Pulvérale, le long du trajet
  2. De même que l'homme ou la femme qui souffre d'une maladie, pour toute prière à caractère surérogatoire ou obligatoire
  3. Celui qui est chez soi et bien portant, peut la faire pour l'exécution d'une prière obligatoire, s'il craint de passer outre le délai imparti pour celle-ci, ceci ne lui est permis que dans cette condition
  4. Mais le Tayammum ne lui est permis ni pour la prière surérogatoire, ni pour celle du Vendredi, ni pour celle sur le mort, sauf si celui-ci est dans une situation particulière, réfléchis

Les actes obligatoires de la lustration pulvérale

  1. Le nombre des Actes Obligatoires de la Lustration Pulvérale est de huit, pour le Jurisconsulte Al Akhdari
  2. C'est la formulation de l'intention, puis l'usage du çacîd pur et le tapotement initial pour lequel on recommande de secouer (les particules en suspension)
  3. De la même manière, le saupoudrage du visage et l'essuyage des mains, de la pointe des doigts jusqu'aux poignets
  4. L'enchaînement ininterrompu (des actes), puis son accomplissement dans le temps imparti pour l'office; on compte aussi parmi les Obligations le fait d’enchaîner le Tayammum avec la prière
  5. Quant au Ça`îd, c'est le sable (limon), le pisé et les roches (pierres), ne doutez donc pas!
  6. Et la neige, la vase, selon ce qui est rapporté, et d'autres types du genre, comme les sols halogènes et le sable fin
  7. Il n'est pas permis de faire le Tayammum sur du bois, sur le plâtre cuit, selon les propos de l'élite
  8. Sur une natte, sur de l'herbe ou sur toute flore du genre en développement
  9. Si, étant malade, tu te trouves dans un cadre dont le mur est en pierre ou en pisé, et que la maladie te paralyse le corps
  10. Et qu'aussi, tu ne disposes de personne pour te procurer du sable, il t'est alors permis d'y faire la Lustration Pulvérale, en guise de faveur accordée par Le Pardonnateur

Les obligations traditionnelles de la lustration pulvérale

  1. Les Obligations Traditionnelles de la Lustration Pulvérale sont, si tu décomptes, au nombre de trois la première, c'est le renouvellement du tapotement de la paume des mains
  2. Le passage des mains entre les poignets et les coudes, puis la troisième Obligation est l'ordre prescrit dans l'accomplissement des actes, qui complète le nombre

Les actes méritoires de la lustration pulvérale

  1. Puis, les Actes Méritoires de la Lustration Pulvérale sont au nombre de quatre. Le premier consiste à prononcer le Nom d'Allah (Tasmiya), conçois cela
  2. Le fait de commencer par le côté droit avant le côté gauche, comme cela est aussi méritoire dans ce qui précède (Ablution et Purification Majeure)
  3. De même le fait de commencer le saupoudrage de l'avant bras par la face externe avant la face interne, sans controverse
  4. Et commencer aussi la lustration de chaque membre du haut vers le bas, sans autre préférence
  5. Quant à la totalité des facteurs qui annulent la Lustration, ce sont les mêmes que ceux de l'Ablution précédemment cités, dans tous les cas possibles
  6. Sauf évidemment en cas d'obtention d'eau avant l'échéance fixée pour la prière et non après, selon le texte du clairvoyant
  7. L'Erudit, Maître en Législation, condamne l'accomplissement de deux Obligations Divines, avec une seule Lustration Pulvérale
  8. Mais il est permis d'effectuer avec une seule Lustration plusieurs prières surérogatoires, si l'intention en a été formulée, sois donc sagace!
  9. Celui qui effectue une Lustration Pulvérale pour exécuter une prière obligatoire, peut avec celle-ci poursuivre ses prières surérogatoires
  10. Comme il peut, avec la même Lustration, lire le Coran, tourner autour de la Ka-ba, toucher à la Sainte Vulgate, sans divergence aucune
  11. A condition d'en avoir formulé l'intention au moment de la Lustration Pulvérale, puis de l'enchaîner immédiatement avec la prière et que ce soit dans le temps imparti pour celle-ci, sans interruption
  12. Mais si tu effectues la Lustration Pulvérale pour une prière surérogatoire, il t'est permis d'exécuter l'ensemble des pratiques énumérées dans le vers sus-mentionné (vers 307)
  13. Sauf une prière obligatoire, car il est interdit de l'adjoindre dans le même Tayammum à une pratique de caractère non obligatoire, d'après ce qui est légiféré
  14. Celui qui fait la Lustration Pulvérale pour la prière obligatoire du soir (IShâ'), peut la faire suivre des deux prières surérogatoires (Shaf et Witr), admets cela!
  15. Et ce, à condition de les enchaîner avec celle-ci, sans retard, comme nous l'avons vu précédemment
  16. Si tu effectues la Lustration Pulvérale alors que tu es en état d’impureté majeure, il t'incombe de formuler l'intention pour la circonstance
  17. Mais si tu omets d'en formuler l'intention lors de la Lustration Pulvérale, tu dois refaire cette prière, sans conjecturer

Les menstrues, leur durée et ce qui s'y rapporte

  1. Les femmes chez qui se produisent les menstrues sont réparties en trois catégories, si tu les recenses convenablement
  2. D'abord celles qui en sont à leur début, puis les expérimentées et les femmes en grossesse qui espèrent en tirer profit
  3. La plus longue période menstruelle, pour celle qui est en début de puberté, correspond à la valeur numérique du composé "HAYUN" (Hâ = 5 (+) Yâ = 10) (soit quinze jours) d'après le Modèle
  4. Quant à celle qui en a une expérience bien avant celle en cours, cela, je veux dire son habitude, constitue sa période menstruelle ; retiens cela!
  5. Mais Si l'écoulement du sang se prolonge, elle n'a qu'à ajouter trois jours cumulatifs à la durée normale - ne dévie point !–
  6. Pourvu que cette marge ne dépasse pas quinze jours, limite à partir de laquelle elle n'ajoute plus rien, médite sur cela!
  7. La plus longue période d'écoulement pour une femme enceinte du nombre de mois correspondant au composé alphabétique "ABI" (Alîf = 1; Bâ = 2) (soit trois mois) est de quinze jours, fais le compte!
  8. Ou un peu plus que cela ; ensuite, après un nombre de mois de grossesse correspondant à la valeur numérique de la lettre "Wâw" (soit six), la durée de l'écoulement est équivalente à la valeur numérique de la lettre "Kâf', (soit vingt jours), ce nombre est bien connu
  9. Recommande-lui de faire la somme des jours d'écoulement, afin de couvrir la période habituelle de son indisposition Si jamais ses pertes se font par intervalles
  10. Il n'est pas permis à quelqu'une en indisposition (menstruelle) de prier, ni d'effectuer la tournée rituelle autou de la Ka-ba, ni de toucher à la sainte vulgate qui est sublime
  11. Il n'est pas non plus permis à cette femme de pénétrer dans une mosquée, même si celle-ci se trouve dans sa demeure, en référence à la source
  12. Il ne lui revient pas également d'observer le Jeûne, quelle que soit sa nature, j'entends le Jeûne obligatoire ou surérogatoire, certifie cela!
  13. Mais il lui incombe d'observer le Jeûne expiatoire après purification et non de rappeler les prières manquées, sache-le!
  14. Ils (les Jurisconsultes) permettent à la femme en état d'indisposition de lire le Coran, par crainte qu'elle l'oublie
  15. Il est interdit à son mari de toucher à son sexe, volontairement ou par erreur
  16. Il ne lui est pas permis de toucher aux parties de la femme situées entre le nombril et les genoux, jusqu'à ce qu'elle achève de se purifier

Les lochies et ce qui s'y rapporte

  1. Les lochies sont comme les menstrues, du point de vue des exigences; leur durée la plus longue est évaluée à soixante jours
  2. Mais s'il y'a une interruption de l'écoulement sanguinolent avant ce terme, on ordonne à la femme de se purifier et de prier, selon l'usage
  3. Puis s'il y'a une reprise de l'écoulement sanguinolent après une durée équivalente à la valeur numérique du composé "YAJIBU" (Yâ = 10 (+) Jîm = 3 (+) Bâ = 2), soit à quinze jours de l'interruption ou un peu plus
  4. Alors, la deuxième perte de sang est une menstruation, toujours d’après le pertinent jurisconsulte
  5. Par ailleurs, Si entre l'interruption des lochies et la reprise de l'écoulement sanguinolent, la durée est inférieure à quinze jours, il faut ajouter la durée du deuxième écoulement à celle du premier
  6. Ainsi en faisant minutieusement le calcul, tu verras qu'elle (la durée) complète l'écoulement lochial

II. LA PRIÈRE

La reconnaissance des moments

  1. L'espace de temps dévolu à la prière rituelle se divise en un temps d'élection (Mukhtâr) et en un délai ultime (Ad-darûrî), d'après les érudits
  2. Le temps d'élection de la prière de midi (Zhuhr) commence quand le soleil est au zénith, jusqu'à ce qu'il y'ait égalité entre le profil et l'ombre qu'il projette, cela est sans équivoque
  3. La prière de l'après-midi (`Açr) a son temps d'élection qui commence à la fin de, celui de midi (Zhuhr), jusqu'au moment où la terre "jaunit", mais non le soleil, réfléchis
  4. Quant au délai ultime pour accomplir l'ensemble de ces deux prières, il s'étend jusqu'au coucher du soleil, aux yeux du savant
  5. Et quant à la prière du crépuscule (Maghrib), le temps d'élection pour son accomplissement, dis : c'est juste le moment que dure son exécution, y compris le temps de remplir les conditions préalables bien connues
  6. Telles que le fait de se couvrir les parties intimes, d'accomplir la purification dite de "khanat" et celle dite de "hadath", avant les deux appels à la prière
  7. De même, pour la prière du soir (`Ishâ), le meilleur moment est celui qui va de la disparition complète des feux vespéraux à la fin du premier tiers de la nuit, crains Allah
  8. Puis le délai ultime imparti pour les prières du soir (`Ishâ') et du crépuscule (Maghrib) s'étend jusqu'au moment où l'aube est décisive
  9. Délimite le temps d'élection de la prière du matin (Çubh) de l'aube décisive jusqu'à la distinction nette des visages, en toute évidence
  10. De là, commence le délai ultime imparti pour la prière du matin, jusqu'aux premiers miroitements du disque solaire du Pourvoyeur des Bienfaits
  11. Ensuite la prière à titre de rappel s'applique à l'ensemble de ces prières, au-delà des heures ci-dessus fixées, d'après le Sage
  12. Considère qu'un péché grave est commis par celui qui retarde l'office de la prière rituelle au-delà du délai imparti, sans excuse valable
  13. Après la prière du matin (Çubh) jusqu'au franc - lever du soleil, il est blâmable d'accomplir une prière surérogatoire mais non le rappel d'une prière manquée
  14. Et il est aussi blâmable de l'effectuer dans l'espace de temps qui suit la prière de l'après-midi (`Açr) et s'étend jusqu'à celle du crépuscule (Maghrib) et après la prière de l'aube (Fajr), aux yeux de tout homme lucide
  15. Mais à celui qui pratique un wird, on admet que cela lui est autorisé, s'il a été vaincu par le sommeil
  16. Effectuer une prière surérogatoire quand l'Imâm du Vendredi est monté sur sa chaire est considéré strictement comme blâmable
  17. Cependant il est prohibé de l'effectuer après la prière du Vendredi, tant que l'Imâm n'est pas sorti de la mosquée, retiens-cela!

Les conditions indispensables de la prière rituelle

  1. La partie traitant des moments de la prière est terminée, abordons à présent la prière elle-même
  2. La pureté dite de "Hadath" est une de ses conditions, de même que celle dite de "Khabath"
  3. Entachant les vêtements, le corps ou le lieu de culte, dissimuler ses parties honteuses en les couvrant
  4. Se tourner vers la Kâ-ba, ensuite s'abstenir de toute parole et de tout acte, afin de communier avec Allah, le Salvateur
  5. Chez l'homme, les parties honteuses sont, sans faute, celles comprises entre le nombril et les genoux
  6. Quant à la femme, toutes les parties de son corps sont considérées comme honteuses, aux yeux du savant
  7. Sauf ce qui est mis en exception, à savoir : les mains et le visage, mais non la tête et les jambes
  8. Exècre de prier avec un "Sarâwîl" (pantalon étroit ou transparent), s'il n'est par recouvert par un habit, on t'accordera ainsi une faveur
  9. L'orant dont le vêtement est souillé et qui aura cherché en vain de l'eau ou un autre vêtement
  10. Peut prier avec ce vêtement, s'il craint de dépasser le temps imparti pour cette prière, selon l'avis de celui qui connaît
  11. S'il n'a retardé l'accomplissement de cette prière que par défaut de purification, il a alors désobéi au Maître des Bienfaits
  12. Celui qui, par indigence, ne dispose pas d'habits pour se couvrir les parties honteuses, est néanmoins tenu de prier dans l'état où il se trouve, réveille-toi
  13. Celui qui manque de bien s'orienter vers la Kâ-ba, on lui recommande de recommencer la prière avant l'épuisement du temps imparti
  14. Tout acte, dont la reprise à titre de rappel est recommandée strictement dans les limites du temps imparti, est un acte jugé méritoire. Que tes désirs se réalisent!
  15. Comme par exemple la prière surérogatoire, qui n'est pas reprise Si l'écoulement du temps qui lui est imparti est absolument certain

Les obligations de la prière

  1. Le nombre des Obligations Divines de la prière rituelle est connu, mais les Maîtres Spirituels ne sont pas unanimes là-dessus
  2. Certains d'entre eux ont mentionné quinze Obligations Divines et d'autres, seize
  3. Mais ce qu'a dit Al Akhdari est ce que j'aborderai, afin que la jeunesse l'assimile
  4. C est d'abord notre intention distinctement formulée, puis de prononcer le Takbîr () à haute voix
  5. De même, la récitation de la Sourate Liminaire (Fâtiha), puis les stations debout qui accompagnent ces deux Obligations, selon l'élaboration du Guide (l'Imâm)
  6. Compte aussi parmi les Obligations la génuflexion et le relèvement qui lui fait suite, la prosternation sur le front et le redressement qui lui fait suite
  7. On compte parmi elles l'équilibre du corps, de même que les pauses à marquer, d'après ce que l'on tient d'eux (les Érudits)
  8. Notre observance de l'ordre prescrit des Obligations Divines, puis le salut final et la position assise juste pour prononcer la formule du salut, du "A" au "Kum" (soit 'as-salâmu Calaykum) , ô toi homme!
  9. La règle de la formulation de l’intention consiste en ce qu’elle se fasse au moment du Takbîr de la sacralisation
  10. Ici s’achève ce l'énumération des Obligations Divine, d’après ce qu’a rapporté AL Akhdari qui a réalisé l’éminence

Les actes traditionnels de la prière

  1. Abordons après cela le recensement des Actes Traditionnels et de ceux qui sont méritoires, dans une belle poésie
  2. Parmi eux, il y'a le nouvel appel à la prière "Al Iqâma", la sourate qui suit celle d'ouverture (Fâtiha) et la station debout (observée pour la récitation de celle-là), c'est immuable
  3. Puis les récitations à Voix basse et à voix haute, compte-les de même; ainsi que la formule "Allah entend celui qui le loue (sami-a-l- lâhu liman hamidahu)"
  4. Tout Takbîr prononcé au cours de la prière en dehors du premier (dit de sacralisation) est un Acte Traditionnel, selon le consensus des érudits
  5. De même que les deux Professions de Foi Tashahhud et la position assise marquée jusqu'au moment de prononcer le salut final, comme l'a dit le Chef
  6. Notre récitation de la Sourate Liminaire (Fâtiha) avant celle des autres sourates est aussi reconnue comme Acte Traditionnel, de l'avis des gens qui discernent
  7. Le second salut final de celui qui prie derrière l'Imâm, se prononçant en mimique, ajoute-le!
  8. Au même titre que le troisième salut final que le même orant adresse à celui qui est à sa gauche, réfère-toi au consensus
  9. Compte aussi parmi les Actes Traditionnels - ô toi mon compagnon le fait de prononcer à haute voix le salut final qui est obligatoire
  10. De même que notre formule de prière sur le Prophète, sur lui la Paix de Celui Qui lui a accordé la conjonction (avec Allah)
  11. J'entends la prière qu'on lui adresse au cours de la dernière formule de Témoignage de Foi (Tashahhud) et le fait de reposer le nez au sol dans la prosternation, d'après l'opinion la plus répandue
  12. Faire de même avec les paumes des mains, les genoux et la pointe des pieds et le fait de poser un objet qui isole des passants (Sitr), par tout orant autre que celui qu'on dirige (Mâ’mûm)
  13. Je veux dire quelqu'un qui prie isolément ou l'Imâm; ce symbole doit au moins avoir, aux yeux des notables
  14. Le diamètre d'une lance en bois, la longueur d'une coudée, être de nature à ne pas distraire, de position stable et de nature pure

Les actes méritoires de la prière

  1. Si tu t'interroges sur le nombre des Actes Méritoires de la prière, retiens alors ici leur nombre, ô toi qui me poses la question!
  2. le fait de soulever les mains jusqu'à la hauteur des oreilles, au moment d'effectuer le Takbîr de sacralisation, est désigné comme un Acte Méritoire
  3. Et la formule de louange à Allah, prononcée après le redressement qui suit la génuflexion par l'orant solitaire et par celui que l'on dirige et qui fait preuve d'humilité spirituelle
  4. De même, il est considéré comme méritoire de prononcer la formule "Ainsi soit-il!" (Amen), toujours dans les deux cas (l'orant solitaire et celui que l'on dirige), dans la récitation à voix basse ou celle à voix haute, d'après les savants
  5. Quant à celui qui dirige la prière (Al Imâm), il ne dit la formule "ainsi soit-il!" (Amen) que lorsqu'il récite à voix basse et non quand il récite à voix haute
  6. La formule de glorification (Tasbîh) prononcée pendant la génuflexion et l'invocation faite au cours de la prosternation sont aussi comptées parmi les Actes Méritoires, aux yeux de tout juriste compétent
  7. L'allongement que nous faisons de la prière du matin, en y récitant de longues sourates (après les Fâtiha) est un Acte Méritoire, ainsi que le fait de les écourter un peu plus au cours de la prière de midi (Zhuhr)
  8. Le raccourcissement de la récitation de la prière de l'après-midi et de la prière du crépuscule et la récitation moyenne de la prière du soir "cIshâ", compte-les comme méritoires
  9. Le fait que la première sourate récitée soit plus longue que la deuxième, est aussi réputé comme Acte Méritoire
  10. Le comportement significatif marquant la génuflexion et les positions assises, est compté comme méritoire, d'après ceux de la branche
  11. On juge méritoire la récitation de la formule du qunnût (formule d'engagement envers Allah) et le fait de l'effectuer à voix basse avant de se baisser pour la génuflexion, réveille-toi
  12. On la récite seulement dans la deuxième rakkâ de la prière du matin (Çubh), après la récitation complète de la sourate finale ; évite de commettre l'erreur!
  13. L'éminent jurisconsulte Ibn Habib admet toutefois qu'on la récite après le redressement de la génuflexion de la deuxième rakkâ, ô toi le clairvoyant!
  14. On compte également parmi les Actes Méritoires, l'invocation (Subsidiaire) qui termine le deuxième Tashahhud (Profession de Foi). Puisse Allah t'accorder la Droiture
  15. Et c'est à cause de ce complément qu'il est plus long que le premier Tashahhud, ô toi qui es fin
  16. On juge méritoire lors de la désacralisation, de tourner la tête vers le côté droit pour prononcer le salut final et le fait que nous remuons l'index (durant le Tashahhud), les actes méritoires s'achèvent enfin
  17. Ensuite il est blâmable de se tenir sur un pied en priant, sauf en cas d'une longue station debout
  18. Il est blâmable de joindre nos pieds en priant, de mettre dans la bouche un objet, tel qu'une pièce de deux dirhams
  19. Ou d'un dirham, ou quelque chose du genre, de se retourner, ainsi que de fermer les yeux au cours de la prière
  20. Sauf pour une excuse valable, comme le passage d'un coup de vent, ou pour ne pas voir l'illicite, dans ces cas, on peut recourir à cela
  21. Il est blâmable de prononcer le hawqala et le Basmala dans une prière obligatoire, mais non dans celle qui est surérogatoire, au même titre que le Hasbala
  22. Et tout ce qui est susceptible de distraire une personne dans sa prière, est un facteur de blâme évident
  23. Peu importe qu'il soit dans sa poche, derrière lui, en face, ou à côté, tel que cela figure dans le texte de l'Imâm (Al Akhdari)
  24. Il est blâmable d'émettre en priant des pensées sur les choses de ce Bas-Monde
  25. Tout ce qui est de nature à te distraire de l'état d'humilité devant Allah durant ta prière, évite cela, ô toi homme

Les conditions d'humilité envers Allah dans la prière et de ce qui s'y rapporte

  1. Le Savant (Al Akhdari) a écrit dans son livre que la prière comporte un puissant flux de lumière
  2. Et un tel flux de lumière illumine le coeur de celui qui prie en révérant Allah, réveille-toi
  3. Quand tu pries, il faut entièrement vider ton coeur de la vie terrestre et des besoins qu'elle englobe
  4. Et te préoccuper de contempler ton Maître, pour la Face de Qui tu pries, obéis donc à Ses Ordres
  5. Mets-toi à l'esprit que la prière est une soumission, aussi bien au niveau des prosternations, des stations debout que des génuflexions
  6. Et qu'elle est aussi une forme d'humilité envers Allah - je professe Sa Gloire, Lui Qui n'a point de semblable!–
  7. Par de tels actes, de même que par les formules d'invocation, de mention du Nom d'Allah, de glorification et d'évocation
  8. De même, elle est vénération et exaltation de Sa GRANDEUR à travers les abaissements et la profession des formules de Takbir ("Allah Akbar" : "Allah est (le) PLUS GRAND"), tiens Compte de tous les détails de la prière!
  9. Observe le plus scrupuleusement l'accomplissement de la prière, car elle est la meilleure de toutes les formes d'adoration, exalte ses mérites!
  10. Ne laisse jamais Satan posséder ton coeur (en priant ), ne penche jamais aussi vers lui, à telle enseigne qu'on puisse te blâmer
  11. Car Satan te prive de l'illumination du coeur et t'empêche de jouir des effets bénéfiques de la lumière inhérente à la prière
  12. Je te conseille donc, au cours de la prière, une componction constante, un détachement des choses de ce monde et l'humilité
  13. Sache que la prière te préserve de la turpitude et du blâme et ce, sans aucun mystère
  14. Mais à condition de prier en toute humilité et non autrement, sois révérencieux et méfie-toi du découragement
  15. Cherche donc secours auprès de ton Seigneur Qui est l'Assistant, car en cherchant le secours d'un autre que Lui, tu seras déçu

Titre dans lequel il est traîté la prière du malade: les stations debout et assises, leurs règles et ce qui s'y rapporte.

Il importe à toute personne responsable de ses actes de s'informer sur les questions posées dans ce chapitre, car nul n'est garanti de la maladie.

 

  1. Dans la prière obligatoire, on note sept cas possibles, aux yeux de celui qui est savant
  2. Nous acquitter de la prière obligatoire, suivant les sept cas, est prescrit par les Jurisconsultes, ainsi que le fait de les exécuter par ordre de priorité
  3. Il y'en a quatre dont l'observance est formellement obligatoire et trois autres cas dont l'accomplissement est méritoire
  4. Les cas obligatoires sont: la station debout sans appui, de même que le fait de se tenir debout en s'appuyant
  5. De même que la position assise sans appui, et s'asseoir en s'appuyant, comme l'a traité notre Maître Al Akhdari le Chef
  6. Ils (les jurisconsultes) ont prescrit aux personnes responsables de leurs actes l'application, par ordre de priorité, de ces cas et ce, respectivement
  7. Celui qui prie dans une attitude alors que ses capacités sont au-delà de cet état, sa prière est jugée nulle, en toute évidence
  8. Quant aux trois cas dont l'observance de l'ordre respectif n'est que méritoire pour nous, selon le meilleur des avis
  9. C'est la prière de celui qui est incapable de prendre de telles attitudes (celles sus - mentionnées), priant alors (couché) sur son côté droit ou sur son côté gauche, respectivement
  10. Ou ensuite sur le dos ; s'il ne respecte pas l'ordre des trois attitudes, on admet que la prière est néanmoins valable
  11. Par ailleurs, l'adossement auquel nous recourons, pouvant annuler la prière de celui qui est valide - sois attentif!–
  12. Est le cas où notre appui, en tombant, provoquerait inévitablement notre chute, de l'avis du Juriste intègre
  13. Mais au cas où nous ne tombons pas, même si l'objet servant s'écroule, on rapporte en ce moment que l'acte est seulement blâmé
  14. Si tu autorises celui qui est capable de prier debout à s'asseoir pour accomplir une prière surérogatoire, tu n'en seras pas pour autant blâmé
  15. Seulement, de l'avis de tout érudit, il sera rétribué pour la moitié de la récompense de celui qui s'en acquitte debout
  16. Il est permis à celui qui commence la prière en position assise, de se lever par la suite, réfléchis!
  17. De même, si tu commences debout ta prière et la poursuis en position assise, tu n'auras point de reproche car dans ce cas, la position assise par la suite t'est formellement interdite
  18. A moins qu'au début, tu n'aies formulé l'intention de la faire debout, car dans ce cas, la position assise par la suite t'est formellement interdite

Titre traitant du Rappel des prières manquées et de ce qui s'y rapporte

  1. Rappeler ce qui t’incombe comme prières obligatoires omises et ce, de façon urgente, est à vrai dire, un devoir manifeste
  2. Il n'est pas licite, pour celui à qui incombent des prières manquées d'être négligent ; il doit s'efforcer de les rappeler
  3. Celui qui effectue chaque jour, en guise de rappel, l'équivalent de cinq jours successifs de prières omises et ce, à la fois dans le même lieu de culte
  4. Celui-là ne compte pas parmi les négligents, certes il sera classé parmi ceux qui sont diligents
  5. Une prière à domicile se rappelle comme elle avait été manquée ; son contraire, la prière en cours de voyage
  6. Egalement. Peu importe que l'orant effectue le rappel au cours d'un voyage ou à domicile, aspirant ainsi à la Droiture
  7. Il est obligatoire de s'acquitter, dans l'ordre, de deux prières présentes(omises), il en est de même pour un petit nombre de prières manquées - ô toi le clairvoyant!–
  8. Avec la prière actuelle, à condition de n'avoir pas été victime d'oubli au moment du rappel, ô toi le réfléchi
  9. Quant au petit nombre, c'est ce qui est inférieur ou égal à quatre prières et non au delà, aux yeux de ceux qui sont dignes de confiance
  10. Celui à qui il incombe un nombre de prières égal ou inférieur à quatre doit entreprendre résolument de les rappeler, même si
  11. L'espace de temps imparti pour la prière actuelle s'est écoulé, comme cela est connu dans le texte immuable de l'éminent Jurisconsulte
  12. Il est autorisé de rappeler les prières omises à n'importe quel moment; mais il est interdit d'accomplir des prières surérogatoires à celui qui a des prières à rappeler
  13. Telles que les prières surérogatoires du duhâ, du mois de Ramadan; mais il est permis évidemment de s'acquitter de celles dites shaf et witr
  14. Il en est de même pour celles des deux fêtes (fêtes du sacrifice et de la fin du ramadan), de l'éclipse de la lune, de l'aube, de rogation et de l'éclipse du soleil
  15. Il est permis, à des personnes ayant des prières à rappeler, de s'en acquitter en commun, à condition que celles-ci correspondent, réfère-toi à cela!
  16. Celui qui oublie le nombre de prières omises dont il est redevable - ô toi qui est intelligent! -
  17. Celui-là devra les rappeler, en s'acquittant d'un nombre de prières qui ne lui laisse plus aucun doute qui le troublerait

DEUXIÈME PARTIE

  1. On accomplit traditionnellement, comme cela apparaît (dans les sources), pour réparer l'erreur commise en priant, deux prosternations, en cas d'une quelconque addition ou diminution
  2. S'il s'agit d'une addition sur la norme rituelle de l'office, on effectue les deux prosternations après le salut final (baCda-s-sa1âm), puis on ajoute après celles-ci la Profession de Foi (Tashahhud) et un (second) salut final
  3. Dans le cas d'une diminution du canon, procède aux deux prosternations avant le salut final (qabla-s-salâm),juste après la Profession de Foi (Tashahhud), puis ajoute une autre Profession de Foi
  4. Et si tu diminues et ajoutes à la fois, tu te prosternes avant le salut final, d'après la source de référence
  5. Celui qui oublie d'effectuer la prosternation qui précède le salut final, jusqu'à ce qu'il prononce cette formule, doit s'en acquitter si c'est peu de temps après, sache-le
  6. Mais s'il est hors 'de la mosquée, ou bien si cela a duré, ces cas annulent la prière et il n'y a plus lieu de faire la prosternation (de réparation)
  7. Cela, si l'oubli porte sur trois actes traditionnels, autrement, la prière reste valable, d'après le perspicace
  8. Celui qui oublie d'effectuer la prosternation succédant au salut final, devra s'en acquitter (s'il s'en souvient), même après des années, comme ils (les Erudits) nous l'ont rapporté
  9. Le principe de la prosternation résulte de l'omission de deux Actes Traditionnels ou davantage et non moins (de deux Actes Traditionnels), sans invention
  10. Quant à l'Acte Obligatoire, on ne le répare pas, à moins de l'accomplir dès qu'on s'en souvient
  11. Quant à celui qui omet un Acte Méritoire, il ne lui incombe pas de se prosterner et ce, quel qu'il soit, assimile donc cet enseignement
  12. Une omission portant sur un seul Acte de caractère Traditionnel ne nécessite pas de prosternation (de réparation), sauf dans le cas d'une récitation à voix basse ou à voix haute, ô toi l'aspirant!
  13. Accomplis la prosternation avant le salut final, si à la place d'une prière à voix haute, tu baisses la voix, toi qui es doué d'intelligence
  14. Si au contraire, à la place d'une prière à voix basse, tu élèves la voix, tu accomplis la prosternation après le salut final, sans controverse
  15. Si tu parles par inadvertance en priant, tu effectues la prosternation après le salut final, à cause de l'addition évidente
  16. Quiconque, par oubli, prononce le salut après deux inclinaisons (rakkâ), la prosternation après le salut final lui incombe
  17. Celui qui effectue par oubli, deux inclinaisons additives ou une seule inclinaison (rakkâ) doit accomplir une prosternation après le salut final sans faute
  18. Mais Si l'erreur est équivalente au nombre d'inclinaisons (rakkâ) de la prière canonique, cette dernière devient nulle, d'après les critiques attitrés
  19. Si tu doutes d'avoir accompli l'intégralité de ta prière, tu effectues en revanche la partie sur laquelle porte le doute et ce, immédiatement
  20. Car, de l'avis des Docteurs qui ont excellé (en Jurisprudence), le doute d'omission s'assimile à une certitude
  21. Effectue la prosternation quand tu doutes de l'avoir omise et ensuite, effectue la prosternation après le salut final
  22. Prononce le salut de désacralisation quand tu doutes de l'avoir accompli, Si c'est peu de temps après, sans prosternation, ô jeune homme!
  23. Mais au cas où le rappel se fait tardivement, ou après ta sortie de la mosquée, la prière est nulle
  24. Recommande à ceux qui sont naturellement sujets au doute de ne rien reprendre, ils ne sont pas tenus de s'acquitter de la partie sur laquelle porte le doute, quelle qu'elle soit
  25. Mais il leur incombe quoi qu'il arrive, d'effectuer la prosternation après le salut final, car c'est un Acte Méritoire à accomplir
  26. Il n'incombe rien à celui qui récite à haute voix la formule d'engagement dite Qunût (qu'on récite à voix basse), mais si c'est fait exprès, c'est là un acte détestable, en toute évidence
  27. Il en est de même pour celui qui récite une sourate en plus pendant les deux rakkâ, je fais allusion aux deux dernières, d'après la source
  28. De même qu'un adorateur qui fait une prière sur la Meilleure des créatures, dont il a entendu le nom (de la bouche) d'un autre qui le mentionne
  29. - MOUHAMMAD, puisse Allah lui accorder Bénédiction et Salut, de même qu'à tous ceux qui le suivent–
  30. Que cela soit fait exprès ou par erreur, peu importe qu'on soit debout ou assis
  31. Celui qui récite deux sourates ou plus, ou quitte une sourate pour entamer
  32. Une autre sourate, ou qui procède à la génuflexion (rukû) avant d'avoir terminé la sourate, il ne lui incombe pas d'effectuer la prosternation dans tous ces cas
  33. Il n'incombe pas non plus, dans la prière, à celui qui mime par la main ou par la tête, d'effectuer la prosternation
  34. Celui qui répète la récitation de la sourate (Fâtiha) (la Liminaire) par erreur, doit effectuer la prosternation
  35. Après le salut final; mais quand on sait que ceci a été fait exprès, sa prière devient, en toute évidence, nulle, selon Al Akhdari
  36. A celui qui s'incline afin d'effectuer la génuflexion (rukû), il n'incombe point de se relever pour réciter une sourate omise
  37. Il est obligatoire pour celui qui se souvient avant la génuflexion (rukû), d'avoir omis de baisser la voix, de reprendre toute sa récitation
  38. Si cela porte sur la sourate uniquement , il la récite à nouveau et n'effectue pas la prosternation après le salut final
  39. Quand la récitation à voix basse qui est omise porte sur la Sourate d'ouverture (Fâtiha), il la récite à nouveau et effectue la prosternation après le salut final, car cela constitue une addition
  40. Si tu manques d'élever la voix et ne t'en souviens qu'au moment de la génuflexion (rukû) - ô toi jeune homme - tu te prosternes avant le salut final
  41. Peu importe qu'elle (l'erreur) porte sur la Sourate Liminaire (Fâtiha), ou seulement sur la sourate consécutive, sans faute
  42. Rire intentionnellement au cours de la prière, d'après le Consensus, annule celle-ci, mais pour le rire involontaire, il y'a divergence là-dessus
  43. Mais, en vérité, ne rit au cours de la prière qu'un négligent, ou un laxiste pervers
  44. Car le croyant qui est sincère et pieux, dès lors qu'il entreprend d'effectuer une quelconque prière, détourne
  45. Son coeur des choses relevant du Bas-Monde et de tout ce qui est dénué d'Allah, le Souverain
  46. Se détache du monde et de ce qu'il contient et ne se préoccupe plus d'autre chose
  47. Il doit recueillir dans son coeur toute la Majesté d'Allah, Maître des Créatures, selon l'avis du Véridique
  48. De sorte que son coeur frémisse et que son âme charnelle redoute-le tourment cruel
  49. Par vénération pour Allah, dont la Grandeur est Exaltée et Glorieuse, Maître des Cieux Sublimes
  50. Et que son état soit comme ce qu'a dit `Umar, qui est empreint de piété et de science:
  51. Sois donc, quand tu es en prière, comme une personne ayant perdu la vie
  52. Une telle prière est celle des pieux, qui sont les nobles hôtes du Paradis, car ilS sont les bienheureux
  53. Puisse Le Clément nous favoriser d'un détachement du coeur, de la piété, d'une garantie contre tout malheur et d'une accession à Lui
  54. On n'effectue pas de prosternation à la suite d'un sourire, ni de reprise, ô toi l'aspirant!
  55. On tolère les pleurs de celui qui craint Allah, de même que celui qui marque une petite pause afin d'écouter une nouvelle, retiens cela!
  56. Celui qui se relève apr ès deux (rakkâ) avant de marquer la position assise, ou avant d'avoir prononcé la formule habituelle de Profession de Foi (Tashahhud)
  57. Et s'en rend compte avant même que ses mains et ses genoux ne quittent le sol, doit s'asseoir pour prononcer la formule du Tashahhud
  58. Mais il n'effectue pas une prosternation (de réparation) d'erreur, d'après les Textes, car la chose est négligeable, selon l'opinion la plus répandue
  59. S'il a totalement quitté le sol (mains et genoux), il doit continuer et effectuer la prosternation avant le salut final, à cause de la diminution effective
  60. Mais Si après avoir totalement quitté le sol, il revient néanmoins (marquer la station assise), il y'a, pour le jugement, deux cas, d'après celui qui a assimilé les Textes
  61. Si avant de revenir à la station assise, il n'avait pas achevé de se redresser, il se prosterne après le salut final, d'après ce qui est confirmé
  62. Si c'est après qu'il se soit complètement redressé, sa prière reste valable, cependant l'addition est manifeste
  63. Celui qui souffle par inadvertance au cours d'une prière, doit effectuer la prosternation après le salut final, ô toi moi frère
  64. S'il fait volontairement l'acte sus-indiqué, sa prière est nulle, selon l'avis le plus répandu
  65. Je fais allusion au souffle par la bouche, mais Si c'est par le nez, cela ne nécessite pas de prosternation, cet avis est sans divergence
  66. Quand tu éternues au cours de ta prière, ne te préoccupe pas de la formule de louange à Allah, toi qui es réfléchi
  67. Ne réponds pas à celui qui t'adresse un souhait et n'adresse pas non plus ton souhait à celui qui éternue, par la formule "yarhamuka-l-lâ" (Qu'Allah t'accorde Sa Miséricorde)
  68. Mais une telle abstention n'est que souhaitable, rien du tout n'incombe à celui qui agit autrement
  69. Si tu as envie de bailler au cours de ta prière, couvre ta bouche mon frère, avec ta main
  70. Crache, si tu en as besoin, dans une pièce de linge, sans articuler un son de lettre, car cela annulerait ta prière
  71. Celui qui pense un instant être atteint de la souillure dite de Hadath ou d'immondices et qu'en examinant,
  72. Il se rend compte de sa pureté, rien ne lui incombe, d'après le consensus de ceux qui raisonnent
  73. Se trouve dans le même cas, celui qui se retourne au cours de sa prière par le fait d'une inadvertance certaine
  74. Mais faire cet acte exprès est, d'après celui qui sait, tenu comme blâmable, comme nous l'avons vu plus haut
  75. Quant à celui qui a tourné le dos à la Ka`ba (Qibla), au moment du geste, il doit reprendre cette prière systématiquement
  76. Celui qui, en priant, porte un habit de soie ou regarde quelque chose de prohibé, a désobéi au Seigneur des Créatures
  77. Mais sa prière est valable; de même que celui qui dérobe quelque chose en priant, admets cela!
  78. Effectue la prosternation après le salut final, si tu commets une erreur de récitation étrangère au Coran
  79. Portant sur un seul mot; mais si l'erreur de récitation porte sur le Coran, tu n'effectues aucune prosternation, selon l'avis de celui qui est lucide
  80. Mais si tu déformes un mot du Coran bien connu, ou en modifies le sens, il t'incombe de faire la prosternation après le salut final
  81. Celui qui somnole en priant, il ne lui incombe pas d'effectuer de prosternation, Si le sommeil est léger, ô toi l'aspirant!
  82. Mais au cas où son sommeil est lourd, il est tenu de refaire sa prière et ses ablutions, cherche la Droiture!
  83. On tolère quand même les gémissements de celui qui est malade, au moment de la prière ; assimile ma versification!
  84. De même que le fait d'émettre un toussotement par malaise, mais si c'est pour se faire entendre, le bruit guttural est désapprouvé
  85. Dis à celui qui prononce la formule "Subhâna-l-Lah" en signe de réponse à un appel, qu'il a fait un acte blâmable, sans conteste
  86. Mais sa prière est valable, on ne lui recommande pas de se prosterner, ô toi qui es sensé!
  87. Si tu es bloqué dans ta récitation, par défaut de mémoire, et que personne ne te souffle la suite, ô mon ami!
  88. Tu sautes le verset en question et passes au suivant, afin de poursuivre ta récitation
  89. Toutefois, une telle tolérance et une telle complaisance ne sont accordées que lorsqu'il s'agit d'une sourate autre que la Fâtiha (Sourate d'Ouverture)
  90. Mais si encore tu oublies la suite, tu t'inclines pour effectuer la génuflexion (rukû) sans regarder dans une Vulgate, au moment où cela se produit
  91. Mais quant à l'achèvement de la Sourate Liminaire (Fâtiha, il est obligatoire, peu importe que tu te réfères à la Vulgate ou à autre chose, et ce, indiscutablement
  92. Si tu laisses maintenant un verset dans la récitation de la Fâtiha et ce, sans que tu ne puisses t'en souvenir, tu effectues la prosternation avant le salut final, certes!
  93. Si ce que tu as laissé dans la sourate Fâtiha dépasse un verset, la nullité de ta prière est manifeste
  94. Celui qui débloque la récitation d'un autre que son Imâm, sa prière est nulle, selon l'avis le plus authentique
  95. Ne rectifie la récitation de ton Imâm que s'il le sollicite, ou qu'il modifie le sens du Texte Coranique, ainsi Allah t'accordera Son Assistance
  96. Si tu te laisses distraire un instant par tes préoccupations d'Ici-Bas, tu réduis ta récompense
  97. Car cela est considéré comme blâmable, mais n'an nule pas la prière si c'est bref
  98. Dis à celui qui repousse quelqu'un voulant traverser l'espace qu'il y'a devant lui, qu'aucune prosternation ne lui incombe
  99. Rien du tout n'incombe à celui qui est victime de vomissements, ou bien de régurgitations liquides, ô vous les adeptes!
  100. De même que celui qui se prosterne sur un côté de son front, selon ce qui apparaît (dans les Textes)
  101. Ainsi que celui qui se prosterne sur un ou deux plis de son turban (Imâma), vocalisé avec la voyelle "i" sous la lettre "`ayn"
  102. L'oubli de celui qui prie sous la direction d'un Imâm est sous la responsabilité de ce dernier, sauf s'il s'agit
  103. De la diminution d'un acte obligatoire dans sa prière, que l'Imâm ne supporte en aucun cas
  104. Si l'orant qui prie derrière l'Imâm commet une erreur, subit une gêne, ou somnole, de manière à manquer la génuflexion
  105. Et qu'il soit dans une rakkâ autre que la première, deux cas se présentent, selon l'avis des Oulémas, en toute évidence
  106. S'il croit pouvoir rattraper l'Imâm avant qu'il ne relève sa tête - ô jeune homme!–
  107. De la deuxième prosternation, il procède alors à la génuflexion (ruku) et rattrape l'Imâm, sois donc obéissant!
  108. Mais s'il n'espère pas le rattraper, il ajourne cette génuflexion (rukû) et rejoint l'Imâm dans sa prière
  109. Ensuite, en guise de rappel, il s'acquitte d'une autre rakkâ après le salut final de son Imâm, ô jeune homme!
  110. Si l'orant qui prie sous une direction omet une prosternation, ou est bousculé en l'effectuant, ou somnole
  111. Jusqu'à ce que son Imâm aborde une autre rakkâ, il effectue le plus rapidement possible la prosternation
  112. S'il espère le rattraper avant la génuflexion (rukû), comme on le sait, sinon il procède comme dans le cas précédent
  113. Toutefois, s'il rappelle cette rakkâ, il ne lui incombe pas d'effectuer une prosternation, d'après ce qui est rapporté
  114. Sauf s'il doute d'avoir effectué la génuflexion (rukû) ou la prosternation, dans ce cas, il se prosterne après le salut final, ô toi l'aspirant!
  115. Rien du tout n'incombe à celui qui tue quelque chose, comme un scorpion, se dirigeant vers lui, réfléchis!
  116. auf aux cas où il prolonge son action, ou se détourne de la Ka`ba, lesquels cas annulent logiquement la prière
  117. Dis à celui qui a des doutes, ne sachant plus s'il est en train d'exécuter l'unique rakkâ du Witr ou la seconde du Shaf, d'après ce qu'on rapporte
  118. "Considère cette rakkâ comme la deuxième du Thag et effectue ensuite la prosternation après le salut final, selon la Loi"
  119. Après cela, il lui incombe d'accomplir la prière du Witr, comme l'a traité dans son livre le compétent Jurisconsulte
  120. Dis à celui qui a parlé entre ces deux prières (Shaf et Witr), par erreur, que rien du tout ne lui incombe
  121. Mais si les propos sont émis exprès, c'est un acte blâmable, selon l'avis des Erudits
  122. Celui qui est devancé et qui rattrape l'Imâm alors qu'il reste moins d'une rakkâ (de la prière), selon la Législation
  123. S'il effectue la prosternation avant ou après le salut en même temps que l'Imâm, sa prière est nulle. Puisse Allah te combler de Ses Largesses!
  124. Mais s'il rejoint l'Imâm et prie en commun avec lui une rakkâ complète, ou deux - prends garde!–
  125. Il effectue la prosternation avant le salut final, en même temps quel'Imâme et reporte au parachèvement de sa prière la prosternation qui suit le salut final
  126. Ainsi après son salut, il effectuera sa prosternation; s'il fait exprès le contraire de cela, sa prière est frappée de nullité
  127. Dis à celui qui a été devancé dans la prière et qui, au moment de la compléter, commet une inadvertance "considère-toi comme celui qui prie seul"
  128. Quand un retardataire cumule de la part de son Imâm un motif impliquant une prosternation après le salut final
  129. Et un autre de sa part entraînant une prosternation avant le salut final cette dernière lui suffira, comme cela apparaît dans les sources
  130. Celui qui se souvient d'une génuflexion (rukû) omise au moment de se prosterner, revient à sa station debout, selon le point de vue répandu
  131. Il est souhaitable qu'il répète un peu de sa récitation. Puisse Allah te préserver de l'apostasie qay'a
  132. Puis, de cette position, il s'incline donc à l'effet de la génuflexion et effectue la prosternation après le salut final, à cause de l'addition de facto
  133. Celui qui oublie une prosternation et s'en souvient alors qu'il est déjà debout, revient observer
  134. La position assise et effectue la prosternation, Si toutefois il n'était pas déjà assis, d'après celui qui raisonne
  135. Si tu omets deux prosternations - ô toi l'intelligent! - hâte-toi de les effectuer sans t'asseoir, tu auras ainsi bien fait
  136. Et tu exécuteras la prosternation après le salut final dans tous les cas d'addition connus que je viens de mentionner
  137. Si tu te souviens d'une prosternation omise - ô toi l'orant! - après avoir déjà relevé ta tête
  138. Au cours de l'inclinaison (rakkâ) suivante, poursuis ta prière, selon les propos de celui qui a obtenu l'agrément
  139. Je veux dire : n'effectue pas cette prosternation, mais tu laisses d'emblée cette inclinaison (rakkâ) et la substitues par l'inclinaison (rakkâ) suivante
  140. Et tu effectues une prosternation avant de prononcer le salut final, à cause d'une diminution cumulée à une addition, ainsi tu auras été obéissant
  141. Ceci, lorsque tout se passe au cours des deux premières inclinaisons (rakkâ) et que tu t'en souviennes après la troisième
  142. Mais quand la prosternation omise ne figure pas dans les deux premières inclinaisons (rakkâ), tu effectues la prosternation après le salut final, d'après ce qu'on a appris
  143. Ou bien que cela se passe dans les deux premières inclinaisons (rakkâ) et que tu t'en souviennes avant d'entamer la troisième inclinaison (rakkè), tu effectues également la prosternation après le salut final
  144. Car, tu n'as perdu ni la sourate, ni la station assise, mais c'est là un cas très subtil pour celui qui est perspicace
  145. Celui qui prononce le salut final, en doutant d'avoir effectué l'intégralité de sa prière, celle-ci est nulle, d'après ce qui est annoncé
  146. L'erreur commise dans le rappel d'une prière omise - ô mon ami! - est semblable à celle commise dans la prière faite à son heure, d'après ce qui est rapporté
  147. L'erreur commise dans une prière surérogatoire est comme celle commise dans une prière obligatoire, sauf dans les six cas suivants:
  148. L'oubli de la Fâtiha (Sourate d'Ouverture), de la sourate consécutive, l'élévation de la voix, l'addition d'une inclinaison (rakkâ), de même que la récitation à voix basse
  149. Ainsi que l'oubli d'un des piliers fondamentaux, à la seule condition qu'il ait duré, comme cela figure dans le texte de base (celui de Al Akhdari)
  150. Celui qui oublie la Sourate Mère du Livre (Fâtiha) et s'en souvient après la génuflexion (rukû), alors qu'il accomplit une prière surérogatoire
  151. Il poursuit sa prière en ce moment, ensuite il lui incombe une prosternation avant le salut final, admise comme obligation à caractère traditionnel
  152. Au contraire, s'il s'agit d'une prière obligatoire, il annule l'inclinaison (rakkâ) et ajoute ensuite une autre rakkâ qui la compense
  153. Et poursuit sa prière, la situation étant comme celle précédemment expliquée
  154. Si tu oublies une sourate, ou d'élever la voix, ou de réciter à voix basse, alors que tu es en prière surérogatoire
  155. Et ne t'en souviens qu'après avoir accompli la génuflexion (rukû), tu poursuis ta prière et il ne t'incombera pas de prosternation
  156. Si au contraire, tu es dans le cas de la prière obligatoire, tu effectues la prosternation, comme on l'a vu plus haut
  157. Celui qui, par oubli, se lève pour effectuer une troisième inclinaison (rakkâ) dans une prière surérogatoire, s'il s'en souvient avant d'avoir effectué
  158. Sa génuflexion (rukû), c'est-à-dire le fait de relever sa tête à la suite de celle-ci, selon la réflexion
  159. Il revient s'asseoir par respect de ce qui est recommandé à cet effet et il effectue à cause de son erreur une prosternation après le salut final
  160. Il doit poursuivre sa prière si c'est après la troisième inclinaison (rakkâ), ajouter alors une quatrième (rakkâ) et effectuer la prosternation avant le salut final
  161. Par contre, s'il est dans une prière obligatoire, il doit revenir en position assise
  162. Dès qu'il s'en souvient et effectuer une prosternation après son salut final, à cause de l'addition faite
  163. Celui qui oublie manifestement au cours de sa prière surérogatoire un pilier fondamental, à l'instar de la génuflexion (rukû) ou de la prosternation qui sont prises en considération
  164. Et ne s'en souvient que longtemps après le salut final, rien ne lui incombe
  165. Au contraire, Si cela lui arrive dans une prière obligatoire, il la reprend toujours nécessairement
  166. Celui qui rompt une prière surérogatoire exprès, ou qui laisse au cours de celle -ci une inclinaison (rakkâ) ou une prosternation
  167. Reprend cette prière nécessairement, car son caractère devient obligatoire dès lors qu'on l'engage
  168. Celui qui soupire sans émettre un son de lettre, rien du tout ne lui incombe
  169. Si l'Imâm fait une erreur qui diminue la prière ou qui l'augmente, par oubli
  170. Et que toi, tu pries derrière lui, tu l'interpelles par la formule "Subhâhal - Lâh", ô toi qui es sous sa direction, pour qu’il en prenne conscience
  171. Si celui qui dirige la prière se relève après avoir effectué deux rakkâ, sans marquer la position assise, tu l'avertis également par la même formule
  172. Mais s'il a relevé du sol ses mains et ses genoux, alors suis-le, toi qui te conformes à lui
  173. Lève-toi si l'Imâm s’assoit après la première inclinaison (rakkâ) ou après la troisième, il ne te sera pas fait de reproche
  174. Je veux dire : ne suis pas l'Imâm dans sa position assise, car ce n'est pas un niveau de la prière où l'on doit s'asseoir
  175. S'il arrive par erreur à l'Imâm d'effectuer une seule prosternation, au cours de l'exécution d'une prière à quatre rakkâ, ainsi
  176. Tu l'avertis par la formule "Subhâna-l-Lâh" et ne te lèves pas avec lui, mais si tu crains qu'il confirme la rakkâ en la nouant à partir de la génuflexion, tu le suis
  177. Aussi, à la suite de cela, dans la deuxième ou dans la quatrième rakkâ, ne marque pas la position assise avec lui (quand il l'observe)
  178. Tu ajoutes, quand il prononce le salut final, une autre rakkâ pour compenser celle que tu avais annulée précédemment
  179. Et poursuis ta prière, en effectuant ensuite la prosternation avant le salut final, pour avoir cumulé une diminution et une addition, tiens-toi à cette stipulation!
  180. Mais quand c'est un groupe de personnes qui est derrière l'Imâm, il est souhaitable qu'elles lui substituent une autre parmi elles, afin de compléter leur prière
  181. Si ton Imâm ajoute une troisième ou une quatrième prosternation, ne le suis pas dans son geste
  182. Certes tu l'avertis par la formule "Subhâna-l-Lâh", mais n'effectue pas ce qui, dans la prière, est une addition bien connue
  183. Si l'Imâm se lève pour ajouter une rakkâ, celui qui est certain que l'acte est légal doit le suivre
  184. De même que celui qui doute de la légalité de l'acte; mais celui qui est certain que cela est une addition s’assoit; réfléchis!
  185. Si celui à qui on recommande de se lever s’assoit, ou que celui à qui on recommande de s'asseoir se lève, dans les hypothèses énoncées ci-dessus
  186. La prière de chacun d'eux est nulle, dans les deux cas, selon l'avis de celui qui est perspicace
  187. Si l'Imâm prononce le salut final avant l'achèvement de sa prière, par erreur et non par ignorance
  188. Celui qui prie derrière lui doit l'avertir par la formule "subhâna-l-Lâh"; Si l'Imâm l'approuve en sachant qu'il a diminué par erreur
  189. Il (l'Imâm) doit compléter sa prière et effectuer ensuite la prosternation après son salut final. Puisse Allah nous accorder la Droiture!
  190. Si l'Imâm n'est pas convaincu de la remarque qui lui est faite, il consulte deux personnes reconnues intègres, pour s'appuyer sur elles
  191. Et il est autorisé aux personnes reconnues intègres de se prononcer en ce moment sur la question, sans faute
  192. En référence à l'anecdote tirée de la source digne de foi, relative à dhîl yadayni, au sujet de la prière
  193. Mais Si l'Imâm est certain de l'intégralité de la prière, on lui demande d'agir selon sa conviction
  194. Et de ne pas se fier à ce qui fait l'objet du doute, sauf s'il y'a beaucoup de gens derrière lui (qui ne partagent pas son avis), sache-le!
  195. Si leur avis lui profite véritablement, il abandonne sa conviction et s'accorde à eux
  196. Sache que ce que j'avais l'intention de réunir est achevé, avec la Permission de Celui Qui comble les voeux de qui il veut
  197. Je rends grâce à mon Seigneur, Le Souverain, Le Très-Saint, pour l'achèvement du "JOYAU PRECIEUX"
  198. C'est une versification qui, de par sa beauté, séduit le coeur et dépasse celle en Rajaz de Ibn Abba
  199. Mais ce dernier est, à cause du mérite de son statut d'avant-garde, audessus de nous en noblesse et en détermination
  200. Et point nous n'avons atteint son rang en sciences religieuses, en gnose, en dévoilement intuitif, en lumière spirituelle et en assurance
  201. Puisse Allah nous profiter, par la bénédiction de Ibn Abba et par celle de tous ses pairs parmi les vertueux, qui sont des conformistes
  202. Elle renferme un nombre de vers correspondant à la valeur numérique du vocable "KHIÇBAN" qui signifie BIEN-ETRE (soit le nombre 662) (Khâf = 600; Çâd = 60; Bâ = 2)(33); ainsi elle fait disparaître la misère de ceux qui sont dans le besoin
  203. J'invoque le Pourvoyeur des Créatures, Le Majestueux, afin que ma présente versification soit agréée
  204. Et qu'elle soit aussi profitable que le livre d'origine (celui de Akhdari) et qu'elle procure la joie à tout un chacun
  205. Et qu'elle soit un moyen qui fasse éclore l'esprit du novice qui commence par elle ses études et qu'elle lui procure la réalisation des voeux
  206. Et que Le Très-Haut rétribue chacun de nous par Sa Compassion Son Pardon, bien avant notre angoisse
  207. Et que j'obtienne une récompense énorme grâce à elle, au moment rendre l'âme et au Jour du Rassemblement
  208. Par la Grâce du flambeau des créatures MOUHAMMAD (le Loué), sur lui la Paix et le Salut éternels de Allah
  209. Sur sa famille, sur ses honorables compagnons, tant que le bien-guidé jouit d'une fin heureuse
"Combien Glorieux est ton Seigneur,
Seigneur de la Toute Puissance,
se dérobant à tout ce qu'ils imaginent -
Paix sur les Envoyés -
Louange à Allah Maître des Mondes."
-S37 V180 à 182-